Basiliques et Catacombes Son nom d'origine La légende de la neige Consacrée à la Mère de Dieu  Révision Concile d'Ephèse Accueil Sainte-Marie

Sainte-Marie Majeure

Le Patriarche Nestorius

Saint Cyrille d'Alexandrie

C’est l’église la plus grande de toutes celles qui, dans le monde, sont consacrées à la Vierge Marie. Du fait d’une légende antérieure au 5e siècle,
on la connait aussi sous les noms de Sainte-Marie
des Neiges et Sainte-Marie Libérienne.

Concile d’Ephèse

Le dogme chrétien a toujours considéré Marie comme Theotòkos, « mère de Dieu », dogme qu’ont aussi soutenu Cyrille et les Alexandrins. Mais le patriarche de Constantinople, le syrien Nestorius et les Antiochiens, étaient en désaccord avec les Alexandrins et disaient que Marie n’était que Christotòkos, «mère du Christ».
En présence de ces deux positions théologiques contraires, l’empereur Théodose II convoqua un Concile Œcuménique dans la ville d’Ephèse (Asie Mineure), qui ouvrit ses sessions dans l’Eglise de Marie, le 22 juin de l’an 431.

Le patriarche Nestorius et les théologiens d’Antioche ne firent pas quorum et le culte de Marie fut confirmé comme Theotòkos, «mère de Dieu».

Basiliques Majeures

Première église consacrée à la « Mère de Dieu »

Comme conséquence directe de l'historique décision conciliaire, le pape Sixte III décida peu après de construire une basilique pour la Theotòkos. Ce fut la première église consacrée à la mère de Dieu et la première basilique consacrée à Marie.

La basilique se trouvait sur l’une des sept collines de la Rome Antique, appelée Esquilin, terme qui par opposition à « inquilino » (locataire) indiquait que la zone était inhabitée.

Des études archéologiques dans cette zone montrèrent que, à cet endroit, se trouvait une grande nécropole, composée principalement de sépultures pour des personnes de condition modeste, probablement des esclaves.

A la fin du 1er siècle av. J.-C., la zone fut remodelée par un riche seigneur romain, le célèbre protecteur des artistes et des hommes de lettres, Gaius Cilnius Maecenas (d’où vient le terme mécène). Ami intime et conseiller d’Auguste, il construisit dans cette zone une grande demeure (villa romana), où vécurent d’illustres poètes comme Virgile, Properce et Horace.

A la fin du 3e siècle (271) l’empereur Aurélien fit construire les grandes murailles portant son nom «Auréliennes», qui englobaient la colline antique et toute la zone environnante en la sécurisant.

Pape Sixte III (432-40)

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Son nom d’origine

Comme elle a été consacrée à la Mère de Dieu, on y a conservé une reproduction symbolique de la grotte natale de Jésus. C’est ce qui a déterminé son premier nom Santa Maria ad Praesepe (Sainte-Marie à la Crèche). L’origine du nom actuel –Sainte-Marie Majeure- en revanche, vient d’une déclaration (fin du 8e siècle) du pape Adrien Ier à Charlemagne. Le pontife envoya un lettre à l’empereur du Saint Empire Romain, dans laquelle il souligne l’importance de cette basilique : « La basilique de la Mère de Dieu, appelée Majeure ». Donc, après sa construction à la demande de Sixte III et dû au nom que lui donna Adrien Ier, la magnifique basilique garda cet attribut de Majeure.

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Pape Libère (352-66)

Le pape l'écoute avec étonnement... lui aussi a eu la même apparition

La légende de la neige

En plus du nom officiel que nous connaissons déjà, la basilique a deux anciens surnoms, dus à une vieille légende bien enracinée dans la population.

On raconte avec beaucoup de conviction que, la nuit du 4 août de l’an 352, pendant un été accablant de chaleur, la vierge apparut à un patricien romain nommé Jean et lui dit: « ...à l’endroit où demain tu trouveras de la neige, tu devras édifier une église en mon nom ».

Le lendemain le patricien alla voir le pape et lui raconta son apparition. Le pape Libère l’écouta fort surpris, et lui confessa que lui aussi avait eu la même apparition… et que la vierge lui avait donné les mêmes instructions.

Ils décidèrent donc de sortir ensemble et d’aller inspecter les alentours et, en arrivant au Colle Cispio du mont Esquilin, ils découvrirent qu’il avait réellement neigé à cet endroit.

La légende raconte que le patricien donna tous ses biens pour faire construire l’église, qui fut consacré par le pape Libère.

Le peuple transforma cette légende en réalité et baptisa la nouvelle basilique Basilica Liberiana (Basilique Libérienne) en hommage au pape Libère. Mais on lui donna aussi le nom de Notre-Dame-des-Neiges, à cause de la neige tombée miraculeusement, malgré les hautes températures estivales.

La vierge apparaît au patricien Giovanni pendant son sommeil

Pape Adrien Ier

772-95

De toute façon, dans le Liber Pontificalis aucune église dédiée à Marie n’a été identifiée dans cette zone, à part un petit sanctuaire dans les environs, dédié à la vierge par le pape Libère, sans aucune relation avec la grande basilique construite un siècle plus tard par le pape Sixte III.

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La force de la légende (indélébile)

Même s’il n’existe aucune documentation sur cette incroyable neige estivale, la légende subsiste depuis déjà 17 siècles. Tous les ans, le 5 août, une cascade de pétales blancs tombe du plafond de la basilique, et avec une véritable émotion, on célèbre le Miracolo della Nevicata (miracle de la neige).

Mise à jour : Mars 2019

 Marcelo Yrurtia

Martine Ruais